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euvex

D'où viennent nos données

Chaque verdict d'euvex s'appuie sur une source publique et nommée. Voici lesquelles, ce qu'elles couvrent, et ce qu'elles ne couvrent pas.

OSV · Open Source Vulnerabilities

Vulnérabilités connues

Ce que c'est.

Une base ouverte de vulnérabilités des composants open source, maintenue par Google et alimentée par les écosystèmes eux-mêmes : GitHub Security Advisories, les avis npm, PyPI, Go, Rust, Debian et d'autres. Elle est interrogée par purl (l'identifiant universel de paquet), donc le croisement est exact, pas approximatif par nom.

Comment euvex l'utilise.

Chaque composant de votre inventaire est envoyé à api.osv.dev lors du scan, puis à chaque revérification quotidienne. Les avis remontés sont conservés dans le snapshot : c'est ce qui permet de dire plus tard qu'une vulnérabilité est nouvelle.

Ce qu'OSV ne couvre pas

Les vulnérabilités non publiées, un jour zéro n'y est pas, par définition. Les composants propriétaires ou internes, qui ne sont dans aucun écosystème public. Et le délai entre la découverte d'une faille et sa publication dans un avis : pendant ce temps, aucun outil au monde ne la voit.

« Aucune vulnérabilité connue » ne veut donc pas dire « aucune vulnérabilité ». Le mot connue fait tout le travail, et c'est pour ça qu'il est écrit partout dans le produit.

Et surtout : les identifiants qu'OSV ne sait pas résoudre

OSV s'interroge par purl, et n'indexe pas tous les types. Mesuré sur son API le 26 août 2026 : pkg:generic/openssl@3.0.11 ne remonte aucun avis, quand pkg:deb/debian/openssl@3.0.11 en remonte soixante-dix, pour le même OpenSSL, dans la même version.

Or pkg:generic et pkg:conan sont ce que produisent par défaut Yocto, Buildroot et conan, c'est-à-dire les chaînes de compilation embarquées. Un SBOM de firmware déposé tel quel peut donc n'avoir aucun composant interrogeable.

euvex ne compte pas ces composants comme sains : il les marque « non analysé », affiche le rapport de couverture N sur M, et refuse de conclure à l'absence de vulnérabilité tant qu'un seul composant du produit n'a pas pu être interrogé. Nous n'essayons pas non plus de combler le trou en rapprochant les composants par leur nom : mesuré aussi, openssl en version 9.9.9, qui n'existe pas, remonte 267 « vulnérabilités », dix-huit distributions répondant chacune avec ses propres bornes de version. Un silence honnête vaut mieux qu'un bruit présenté comme un verdict.

Si votre chaîne sait émettre des purl de distribution, c'est le réglage qui change le plus ce qu'euvex peut voir de votre produit.

NVD · National Vulnerability Database

Vulnérabilités connues · par CPE

Ce que c'est.

La base de vulnérabilités du NIST, l'institut de standardisation américain. Elle s'interroge par CPE, l'autre grand identifiant de composant, celui qui sait nommer un logiciel qui n'est le paquet d'aucun écosystème.

Pourquoi une seconde source.

Parce qu'OSV s'interroge par purl et n'indexe pas pkg:generic, ce que produisent Yocto, Buildroot et conan. Autrement dit, la chaîne de compilation d'un firmware. Sans cette source, le SBOM d'un produit embarqué n'a aucune réponse possible, et euvex ne peut que dire qu'il n'a pas pu chercher.

Comment euvex l'utilise.

Uniquement pour les composants qu'OSV ne sait pas résoudre : deux sources sur un même composant produiraient deux avis pour une même faille, sous deux identifiants. Quand votre SBOM déclare un CPE, c'est le vôtre qui est interrogé. Sinon, euvex pose la question avec un vendeur inconnu plutôt que d'en deviner un. La passe tourne dans la surveillance programmée, pas au dépôt : NVD répond un composant à la fois.

Ce qu'il faut savoir

NVD est une base américaine, comme KEV. Elle n'a pas de portée juridique dans le CRA, et ses réponses ne recouvrent pas celles d'OSV : le même OpenSSL 3.0.11 remonte trente-cinq avis chez NVD et soixante-dix en pkg:deb/debian. Les périmètres diffèrent, une distribution ajoutant ses propres correctifs. Un chiffre n'est donc pas la correction de l'autre.

Certaines fiches anciennes désignent un produit sans borner les versions touchées. euvex les écarte : les retenir signalerait une vulnérabilité de 2009 sur une version publiée quinze ans après.

Mention demandée par les conditions d'utilisation de l'API : « This product uses the NVD API but is not endorsed or certified by the NVD. »

EUVD · la base de vulnérabilités de l'ENISA

La référence européenne

Ce que c'est.

La base de vulnérabilités de l'agence de l'Union européenne pour la cybersécurité. Chaque faille y porte un identifiant propre, de la forme EUVD-2021-34768.

Ce qu'euvex en fait.

Il cite. Chaque vulnérabilité trouvée par les sources précédentes est traduite en son identifiant européen, affiché à côté de l'identifiant américain dans votre dossier. Votre rapport porte ainsi la référence de l'Union, pas seulement celle des États-Unis.

Ce qu'euvex n'en fait pas, et pourquoi

euvex ne s'en sert pas pour trouver les failles d'un composant, et c'est mesuré, pas supposé. Interrogée le 31.08.2026 : demander openssl rend 227 résultats, dont le premier concerne openssl_encrypt, un autre logiciel. Et préciser la version ne change rien : la version 3.0.11 et une version 9.9.9 qui n'existe pas rendent exactement les mêmes 227 résultats.

S'en servir pour apparier un composant reviendrait donc à deviner. Une source citée n'est pas une source de décision, et confondre les deux serait le défaut que toute cette page existe pour éviter.

Elle publie aussi un score EPSS, la probabilité qu'une faille soit exploitée. euvex ne le lit pas. Le déclencheur de l'article 14 est « activement exploitée », un constat ; une probabilité n'en est pas un. C'est le même raisonnement qui a fait écarter la sévérité CVSS.

CISA KEV · Known Exploited Vulnerabilities

Exploitation active · art. 14

Ce que c'est.

Le catalogue de l'agence américaine de cybersécurité qui recense les vulnérabilités activement exploitées, celles dont une exploitation réelle a été constatée, pas seulement supposée possible.

Pourquoi celui-là, et pas la sévérité.

Parce que c'est le prédicat du texte. L'article 14 du CRA déclenche l'obligation de signalement sur « activement exploitée », pas sur « grave ». Une CVSS 9.8 jamais exploitée ne déclenche rien ; une CVSS moyenne activement exploitée déclenche tout. Utiliser la sévérité comme déclencheur aurait été plus simple et juridiquement faux.

Comment euvex l'utilise.

Le catalogue est récupéré depuis cisa.gov et gardé en cache une heure. À chaque passe de surveillance, vos composants y sont croisés ; une correspondance ouvre un dossier de signalement et lance le décompte des échéances.

Deux limites à connaître

KEV est un catalogue américain : son périmètre reflète ce que la CISA constate et priorise, pas une vue mondiale exhaustive. Et une vulnérabilité peut être exploitée dans la nature avant d'y être inscrite.

euvex distingue donc toujours « aucun cas ouvert » de « le catalogue était injoignable » : le rapport de surveillance porte un indicateur dédié, parce que ces deux situations n'ont pas du tout le même sens.

Journal officiel de l'Union européenne

Le droit

Ce que c'est.

Les règlements eux-mêmes : CRA (UE) 2024/2847, Machines (UE) 2023/1230, RED avec la directive 2014/53/UE et le règlement délégué 2022/30, AI Act (UE) 2024/1689, Batteries (UE) 2023/1542.

Comment euvex les utilise.

Toutes les dates et toutes les exigences citées dans le produit sont lues dans le texte, avec l'article ou l'annexe en référence, pas reprises d'un article de synthèse. Les échéances et leur source sont publiées sur la page Repères.

Ce que ça ne fait pas de nous

Un conseil juridique. euvex structure un dossier ; il ne qualifie pas votre produit et ne dit pas quels textes vous sont applicables. La déclaration de conformité est d'ailleurs « établie sous la seule responsabilité du fabricant » : euvex l'assemble, vous la signez.

Les formats : CycloneDX et purl

Interopérabilité

CycloneDX 1.5

Standard porté par l'OWASP. euvex l'exporte de façon déterministe (même inventaire, même fichier), ce qui rend les comparaisons et l'archivage fiables. Et il l'importe : un SBOM produit par une autre chaîne entre tel quel.

Package URL (purl)

L'identifiant universel qui nomme un paquet sans ambiguïté d'écosystème. C'est lui qui permet de croiser votre inventaire avec OSV et KEV sans confondre deux paquets homonymes.

Conséquence directe : ce qui sort d'euvex se lit ailleurs. Aucun format maison, aucune dépendance à notre survie : l'archive complète se télécharge en un fichier, chaque révision en CycloneDX standard.

Où tout cela est hébergé

Localisation

Les données.

PostgreSQL chez Supabase, région de Francfort. Les emails partent via Resend, Irlande. L'application est servie par Vercel, le DNS et la tâche planifiée par Cloudflare.

Ce qui n'est jamais conservé.

Le lockfile que vous déposez. Il est lu, transformé en inventaire, puis jeté : seule la nomenclature résultante est enregistrée : des noms de paquets et des versions, pas votre code.

Le détail complet (chaque donnée, sa base légale, sa durée de conservation, chaque sous-traitant) est dans la politique de confidentialité, écrite depuis le schéma réel de la base.

Vérifiez par vous-même

Déposez un lockfile : le verdict cite chaque avis avec son identifiant, que vous pouvez ouvrir directement sur OSV. Sans compte.